Le carnet de route · la bouchée

Comment manger des nems :salade, herbes, sauce, et surtout tout de suite

Un nem se mange chaud, avec les doigts, enroulé dans une feuille de salade et trempé dans une sauce claire. Voici le geste tel qu'on le pratique au Vietnam, et tout ce qui fait la différence entre un nem avalé et un nem vraiment dégusté.

  • 1feuille de salade autour
  • 2doigts, pas de couteau
  • 3textures dans la bouchée

Avant la première bouchée

Le nem, un rouleau qui se mérite chaud

Avant de parler du geste, il faut savoir ce que l'on tient entre les doigts. Le nem, appelé « nem rán » dans le Nord du Vietnam et « chả giò » dans le Sud, est un petit rouleau garni d'une farce hachée, enfermé dans une galette de riz ou une feuille de blé, puis plongé dans l'huile chaude jusqu'à devenir doré. Sa farce associe classiquement une viande hachée, souvent du porc ou du poulet, des légumes râpés, des champignons noirs et des vermicelles de riz. Il existe aussi des nems uniquement garnis de légumes.

Tout l'intérêt du nem tient dans son enveloppe : fine, boursouflée, cassante, elle craque sous la dent avant de laisser place à une farce fondante et brûlante. Or ce croustillant est fragile. La vapeur de la farce remonte peu à peu vers la galette, qui ramollit en quelques minutes. C'est pour cela que tous les conseils qui suivent tournent autour d'une même idée : le nem se mange au bon moment, dans le bon ordre, avec ce qu'il faut autour pour le mettre en valeur.

Au Vietnam, c'est d'abord un plat de partage. On le prépare en quantité, on le pose au centre de la table sur un grand plat, entouré d'un panier de salade et d'herbes, et chacun se sert à la main. Manger des nems n'a donc rien d'un exercice solennel : c'est un moment simple, un peu désordonné, où l'on se passe la sauce et où l'on se brûle parfois les doigts.

Envie de les découvrir sans attendre ? Vous pouvez goûter nos nems à Aix dès l'ouverture du restaurant.

Illustration de nems dorés et de rouleaux frais disposés côte à côte avec des herbes
Le nem — doré, bosselé, brûlant

La bouchée complète

Les quatre éléments d'une bouchée de nem réussie

Au Vietnam, le nem ne voyage jamais seul jusqu'à la bouche. Il est accompagné de trois éléments qui ont chacun un rôle précis : rafraîchir, parfumer, relever.

C'est l'équilibre de ces quatre éléments qui fait la réputation du nem : chaud et frais, gras et acidulé, croustillant et croquant. Retirez-en un, et la bouchée perd une partie de son sens.

Trois façons de faire

À la main, à la baguetteou sur le pouce

Il n'existe pas une seule bonne manière de manger des nems. Selon l'endroit et le moment, le geste change, mais l'essentiel reste : chaud, accompagné, trempé.

  1. Une échoppe de street food illuminée par des lanternes rouges dans une ruelle de nuit
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    À la main, dans la ruelle

    Dans les échoppes de rue d'Asie du Sud-Est, on mange les nems avec les doigts, debout ou sur un petit tabouret, entre deux passages de scooters. La salade fait office d'assiette et de serviette. C'est la façon la plus directe, et sans doute la plus juste : rien ne s'interpose entre le rouleau et la bouche.

  2. Un client montre l'ardoise d'un restaurant animé éclairé de lanternes rouges
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    Aux baguettes, à table

    À table, les baguettes sont tout à fait acceptées. On saisit le nem par le milieu, on le trempe dans la sauce, puis on le porte à la bouche avec un peu de salade. Pour les nems servis en tronçons, c'est même la solution la plus pratique. Évitez simplement de piquer le nem avec une baguette : il se casse.

  3. Une main tient un sac à emporter en carton kraft devant un restaurant éclairé de lanternes
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    Sur le pouce, à emporter

    En pause déjeuner, le nem se mange souvent sorti d'un sac en kraft, directement dans sa barquette. Le réflexe à garder : ouvrir la boîte vite, pour que la vapeur s'échappe et que le croustillant tienne. Une petite coupelle de sauce à part, et le rituel tient dans la main.

Chaud, accompagné, trempé : le reste n'est qu'une question d'endroit.味わう道

Ce qu'il vaut mieux éviter

Les erreurs qui gâchent un nem

Quelques habitudes très répandues suffisent à transformer un nem croustillant en rouleau mou et sans relief. Bonne nouvelle : elles s'évitent toutes facilement.

La salle d'Asian Road, ses néons rouges, ses lanternes et son comptoir
Le comptoir — là où les nems dorent

Au comptoir d'Asian Road

Chez nous, les nems sortent dorés

« Roulés puis dorés à la perfection. »

Au 9 rue Laurent Fauchier, dans le centre d'Aix-en-Provence, les nems font partie du Crispy Road, le rayon croustillant de la carte. On en propose deux : les Nems Poulet, avec poulet et légumes parfumés, et les Nems Veggie, garnis uniquement de légumes parfumés.

Tout ce que vous venez de lire vaut au comptoir comme à la maison : ne les laissez pas attendre, ouvrez la boîte dès que possible si vous les emportez, et prenez le temps de les tremper bouchée après bouchée.

Tout le détail du rayon croustillant est sur la page nos nems à Aix-en-Provence.

Voir nos nems

Questions fréquentes

Manger des nems, en clair

Pour aller plus loin

La suite du carnet

Le nem n'est qu'une étape de la route. Le wok, le rouleau de printemps, les spécialités de chaque pays : tout le reste du voyage t'attend dans le carnet.

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Le mur de néons et les affiches illustrées de la salle d'Asian Road
Le mur — néons de la route